Prévenir la colique du cheval : alimentation, eau, changements et quotidien

Si votre cheval montre des signes de colique en ce moment, appelez votre vétérinaire tout de suite : cette page traite de la prévention, pas de l’urgence. Ce site n’est pas vétérinaire. Pour votre cheval, votre vétérinaire reste la seule référence.

Le RESPE constate que les facteurs propres au cheval et le climat sont des impondérables, et qu’une conduite raisonnée de l’élevage permet de maîtriser les autres. Son principe : gérer au mieux les événements de la vie du cheval qui ajoutent un risque, c’est-à-dire tout changement d’alimentation, de lieu de vie ou de niveau d’activité.

Régularité et transitions alimentaires

  • Donnez la même nature de ration, aux mêmes moments, chaque jour.
  • Empêchez l’accès à autre chose que la ration prévue. Le RESPE cite l’exemple d’un cheval qui déclenche une colique quelques heures après avoir mangé dans un sac de granulés ouvert et oublié.
  • Respectez une transition de 4 à 8 jours chaque fois que le régime change, selon le RESPE : nouvel aliment, nouveau stock de foin, mise au pâturage, mise au box.
  • Mélangez progressivement le foin d’un nouveau stock à l’ancien, et introduis un nouveau concentré par paliers.
  • Mettez à l’herbe par étapes, en diminuant la ration d’hiver dans la même proportion.

Du foin, souvent, et du temps pour manger

  • Au box, donnez toujours du foin ou du fourrage, même si la ration contient des concentrés : leur consommation allonge le temps d’ingestion, ce qui occupe et tranquillise le cheval (RESPE).
  • La Clinique vétérinaire de la Sienne recommande du foin au moins deux fois par jour, avant le repas de granulés, et une ration fractionnée en trois repas au minimum.
  • Ne surcharge pas la ration à la mise au box en hiver.

L’eau

  • Une eau fraîche et propre, de préférence en libre-service en permanence, selon le RESPE : elle évite la déshydratation et les absorptions massives et brutales.
  • La Clinique de la Sienne précise une eau à température ambiante.

Le pâturage

  • Au printemps, méfiez-vous des prés trop riches : limitez la surface par cheval et la durée de pâturage.
  • Évitez les prés surpâturés, où les chevaux avalent de la terre.

Lieu de vie, activité, stress

  • Un cheval au box a besoin de sorties quotidiennes.
  • Pour un transport, prévoyez la même alimentation que les jours précédents, ainsi que du foin.
  • À l’achat d’un cheval, anticipez le changement d’alimentation lié à son nouveau lieu.
  • Augmentez le niveau d’activité par étapes, en adaptant la ration à chaque étape.

Les soins annuels

  • Suivez un programme de vermifugation recommandé par un vétérinaire. Le dosage et le produit relèvent de lui.
  • Faites contrôler les dents : elles conditionnent la mastication et la digestion.

Pour ces deux soins, choisissez un vétérinaire équin proche de votre écurie. L’annuaire de vétérinaires équins vous aide à en repérer un avant d’en avoir besoin.

Et si un épisode survient malgré tout

Appelez votre vétérinaire sans attendre. La marche à suivre est dans colique du cheval : que faire et la page consacrée à l’urgence. Pour comprendre les facteurs que cette page cherche à réduire, lisez les causes de la colique. Pour la définition de la maladie, voir la colique du cheval en détail.

Sources