Colique du cheval : que faire, dans l’ordre, dès les premiers signes

Signes de colique chez ton cheval : appelle ton vétérinaire tout de suite, sans attendre de voir si ça passe. Ce site n’est pas vétérinaire. Cette page ne remplace ni un examen ni un avis donné au téléphone par ton vétérinaire.

La colique désigne une douleur abdominale d’origine digestive. Le RESPE, réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine, la range parmi les maladies à évolution extrêmement grave et la cite comme première cause de mortalité chez les équidés. Voici l’ordre des gestes, tel que le décrivent des cliniques vétérinaires, avec la limite de chacun.

Étape 1 : appelle le vétérinaire

C’est le premier geste, avant tout autre. Décris ce que tu vois : le cheval gratte le sol, se roule, regarde son ventre, refuse sa ration, transpire. En cas de doute sur la gravité, appelle quand même. Pour reconnaître les signes, lis notre article sur les symptômes de la colique chez le cheval.

Si ton vétérinaire habituel ne répond pas, passe au service de garde ou à un autre cabinet. Tu peux préparer cette liste avant l’urgence dans l’annuaire de vétérinaires équins de Veterinaires-equins.fr.

Étape 2 : les gestes d’attente cités par des cliniques vétérinaires

Deux cliniques vétérinaires françaises publient une conduite à tenir pour les propriétaires. Elles s’accordent sur ces points, à appliquer une fois le vétérinaire prévenu :

  • Retirer tout accès à la nourriture, ou poser un panier de jeûne (Clinique vétérinaire Grosbois).
  • Faire marcher le cheval en main, dans la mesure du possible (Clinique Grosbois et Clinique vétérinaire de la Sienne).
  • Rester joignable et suivre les consignes que le vétérinaire donne au téléphone.

Si le cheval devient difficile à tenir, n’insiste pas. Explique la situation au vétérinaire : c’est lui qui donne la conduite à suivre.

Ce que tu ne fais pas

  • Tu ne donnes aucun médicament sans l’accord du vétérinaire.
  • Tu ne donnes pas d’anti-inflammatoire de ta propre initiative. La Clinique de la Sienne explique qu’il masque la douleur pendant quelques heures : le cheval est soulagé, mais le vétérinaire n’évalue plus son état correctement.
  • Tu n’attends pas de voir si les signes passent seuls.

Si tu n’es pas le propriétaire

Tu gardes le cheval d’un autre, ou tu t’en occupes en pension. Préviens le propriétaire et demande-lui de rester joignable. La Clinique de la Sienne le rappelle : une décision, notamment sur les frais, arrive vite. Dis aussi au vétérinaire jusqu’où le propriétaire souhaite aller.

Après la visite

Le vétérinaire décide si la colique se traite à l’écurie ou en clinique. S’il te laisse le cheval, il fixe la diète, la surveillance et le moment où tu le rappelles. Suis ses consignes à la lettre. Un cheval traité et laissé sur place reste à surveiller de près.

Pour aller plus loin

Sources