Signes de colique chez votre cheval en ce moment : ne cherchez pas la cause, appelez votre vétérinaire tout de suite. Cette page explique les facteurs de risque en dehors de l’urgence. Ce site n’est pas vétérinaire et ne remplace pas un avis professionnel.
La colique n’a pas une cause unique. Le RESPE la décrit comme une pathologie multifactorielle : les causes sont diverses et se combinent. Voici les facteurs de risque qu’il recense, avec le niveau de preuve qu’il leur attribue. Le RESPE emploie le conditionnel pour la plupart : un facteur de risque augmente la probabilité, il ne garantit rien.
Les facteurs liés au cheval
- Le tic à l’appui et le pica (le cheval mange de la terre ou des copeaux) : le RESPE les range en risque, comme signes d’ennui et d’inactivité.
- Des antécédents de coliques : un cheval qui en a déjà fait est plus exposé.
- La race, le sexe et l’âge : le RESPE classe ces facteurs « non prouvés ». Les études se contredisent.
Les facteurs liés au mode de vie
- La vie en box, parce qu’elle favorise l’inactivité.
- Un changement de lieu de vie, en particulier le passage du pâturage à la vie en box.
- Un changement d’activité, qui s’accompagne souvent d’un changement d’alimentation et de lieu.
- Une activité intense, ou au contraire l’inactivité.
- Le transport : facteur de stress, classé « non prouvé » par le RESPE.
Les facteurs liés à l’entretien
- Le parasitisme gastro-intestinal augmente le risque, selon le RESPE. L’effet des traitements antiparasitaires sur ce risque donne des résultats contradictoires.
- L’état de la dentition compte : il conditionne la prise alimentaire et la façon dont les aliments arrivent dans le tube digestif. Facteur classé « probable ».
Les facteurs liés à l’alimentation et à l’eau
- Concentrés et paille dans la ration : ils augmentent le risque. L’herbe et le foin le diminuent.
- Qualité de l’aliment : foins grossiers, moisis ou poussiéreux, céréales en farine, prés surpâturés où le cheval avale de la terre.
- Une ration avalée trop vite ou en trop grande quantité.
- Le mode de distribution : balles rondes, foin distribué à faible hauteur.
- Tout changement de régime, dans la nature, les quantités, le rythme ou la distribution.
- Une eau sale, trop chaude ou trop froide, ou bue d’un coup en grande quantité.
Ce que ces facteurs ne disent pas
Un facteur de risque ne désigne pas un coupable : il augmente une probabilité. Le vétérinaire cherche l’origine d’un épisode par l’examen. Si vous vous sentez responsable après une colique, gardez en tête que le RESPE parle d’origines multiples qui se conjuguent.
Pour la définition et les segments digestifs touchés, allez à l’article sur la colique du cheval. Pour agir sur ces facteurs, passez à la prévention au quotidien. Pour reconnaître un épisode en cours, lisez les symptômes de colique.